poésie

dans la rue ça danse
et comme je respire à l’envers
expire la mélodie aux travers
des moteurs et des éclats de voix

mes pieds qui tapent
et le vent qui frotte dans mes bronches
la mélodie parmi
le bruit des clefs le bruit des pas

dedans
le bois frotte, inspire à l’envers
derrière les murs ils ne savent pas
le bois rauque et le bruit blanc des trains
le bruit blanc des enregistrements

il se passe tant et tant de choses
dedans
ils ne savent pas, dehors dans la rue
ils dansent de l’autre côté des murs
ils ne savent pas : les silences

dans mon cœur, encore, quelque chose tape
la mélodie
plus fort au dedans qu’au dehors
plus libre au dedans qu’au dehors

ils ne savent pas : les sommets
où s’étire, dedans, la mélodie
ils ne savent pas : la profondeur de champ
de mon petit corps

ils ne savent pas : l’écho et les chambres de résonance
dans le petit corps qui est le mien
qui se glisse entre les leurs
celui qu’ils voient
et qu’ils ignorent

dans la rue chacun le sien
dehors et partout où ça danse

dehors partout où ça danse

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